The Myth and Pre-history of the Silent Western

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The Myth and Pre-history of the Silent Western

The years that bridge the end of the Civil War in 1865 with the closing of the West in the early 1890s are of vital significance to the American psyche. During these years, the last vestiges of the Great Indian Nations crumbled and America, bustling with the promises of modernity, took its first infant steps toward world leadership. It was the culmination of almost a century of territorial expansion; a trek westward that began in Europe, traversed the Atlantic and penetrated the New World. With the Louisiana Purchase, the Seminole Wars, the acquisition of Alaska from Russia, and the migration south to the Rio Grande came a shrewd, ruthless, and determined policy, bringing with it prospectors, cattlemen, adventurers, opportunists, and eventually the settlers and the farmers who would work the land. And the land did change; the Iron Horse traversed the great mid-Western plains; towns and cities grew out of the desert. Telegraph wires wove across the land linking its distant extremities. And it was with the closing of the frontier that tradition began. It was here that the American myth of individualism took root.

This primal moment in American history — the birth of modern America — is also the founding moment of a vast array of contemporary American doctrines. Manifest destiny; rugged individualism; a pre-modern Eden of moral simplicity; a future built on the harmonious union of man and nature — all four cornerstones of the American psyche, each with their locus on that single moment of expansion and creation. No other period in American history has so frequently been called upon to define and solidify national identity. For this reason alone, the migration West is the single most important event in American history — an event that is replayed over and over in an affirmation of all that is American, all that is good, bad, and ugly.

The means by which that moment was channeled through American — and indeed non-American — communities was many: dime novels, newspaper headlines, comic books, television, film. But of all these mediums perhaps only film truly captured the depth, breadth, and potency of the myth. As Andre Bazin claimed “it is possible that the cinema [is] the only language capable not only of expressing this [myth], but above all of giving it the true aesthetic dimension”. Film is “the specifically epic art”, he claimed, and is thus most adept at conveying the vastness of the American Wilderness with the frontier town couched untenably on its edge.

Shane riding toward the fragile frontier town with the Teton Range mountains rising behind him; The Ringo Kid’s shootout with the Plummer Boys on the streets of Lordsburg; Butch and Sundance held frozen forever in a single image of outmoded heroics. These moments have come to encapsulate the grandeur and the glory of the American West. They are not real — yet they have come to represent the real. The actual West gave way to the mythic West, a Neverland whose landscape was mapped by turn-of-the-century popular media and then held timelessly frozen for prosperity on the silver screen. The purpose of this essay is thus twofold — firstly to trace this history of the early Western (from the late 1890s until the coming of sound in the late 1920s) and secondly to recast this history in light of the mythology simultaneously proliferating through the early years of the 20th century.

The mythologizing of the American Wild West begins not with film, but with the dime novels and newspaper serials written in the 1860s. Among these volumes were the apocryphal hagiographies of Buffalo Bill Cody, Annie Oakley, Jesse James, Billy the Kid, and many others who would soon constellate the firmament of American mythology. As celebratory chronicles of the untamed West, they constructed a history more in line with folkloric fantasies than actual fact, glorifying the frontier not as it was, but as people would liked it to have been. In 1882, Buffalo Bill would mark the next stage of this process by premiering his Wild West Show. Appealing to the same sensibilities, Cody — whose trailblazer reputation was built on dime novels — gathered about him cow-handlers, pony-express riders, sharpshooters, and genuine Sioux Indians to romanticize and commodify the fast-disappearing West. Transforming the frontier into Barnam and Bailey theatrics, the show grew rapidly in popularity and influence. In 1895, with Sitting Bull and Annie Oakley added to the cast-list, Cody attracted six million spectators over a six-month period at the Chicago’s World Fair (Bolton 208). By the time Edison premiered the first means of motion picture presentation in the mid-1890s, the Frontier hardly existed at all — save only in the wonderland of myth.

Peter Flynn, imagesjournal.com

+++++ Branching out +++++

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Le mythe et la préhistoire de l’Ouest silencieux

Les années qui relient la fin de la guerre de Sécession en 1865 à la fermeture de l’Ouest au début des années 1890 sont d’une importance vitale pour la psyché américaine. Au cours de ces années, les derniers vestiges des grandes nations indiennes s’effondrèrent et l’Amérique, animée par les promesses de la modernité, fit ses premiers vers ce qui deviendrait une domination mondiale. C’était l’aboutissement d’un siècle d’expansion territoriale ; une avancée vers l’Ouest qui a commencé en Europe, a traversé l’Atlantique et a pénétré le Nouveau Monde. Avec l’achat de la Louisiane, les guerres Seminoles, l’acquisition de l’Alaska à la Russie, et la migration vers le Rio Grande au sud, vînt une politique astucieuse, impitoyable et déterminée, avec des prospecteurs, des éleveurs, des aventuriers, des opportunistes et finalement les colons et les agriculteurs qui travailleraient la terre. Et la terre a changé ; le Cheval de Fer traversa les grandes plaines du centre-ouest ; villes et communes ont poussé dans le désert. Des fils de télégraphe tissèrent le terrain reliant ses extrémités éloignées. Et c’est avec la fermeture de la frontière que la tradition a commencé. C’est ici que le mythe américain de l’individualisme a pris racine.

Ce moment primordial de l’histoire américaine — la naissance de l’Amérique moderne — est aussi le moment fondateur d’une vaste gamme de doctrines américaines contemporaines. Le Manifeste de la Destinée ; un individualisme forcené ; un Eden pré-moderne de simplicité morale ; un futur construit sur l’union harmonieuse de l’homme et de la nature — les quatre pierres angulaires de la psyché américaine, chacune s’ancrant à ce moment d’expansion et de création. Aucune autre période de l’histoire américaine n’a été si fréquemment sollicitée pour définir et solidifier l’identité nationale. Pour cette seule raison, la migration vers l’Ouest est l’événement le plus important de l’histoire américaine — un événement qui est rejoué continuellement, dans une affirmation de tout ce qui est américain, dans tout ce que cela comporte de bon, de brute et de truand.

Les moyens par lesquels ce moment a été canalisé par les communautés américaines — et même non américaines — étaient nombreux : les romans à dix sous, les titres de journaux, les bandes dessinées, la télévision, le cinéma. Mais de tous ces médiums, c’est peut-être le film qui a vraiment su capturé la profondeur, l’ampleur et la puissance du mythe. Comme l’a affirmé André Bazin «il est possible que le cinéma soit le seul langage capable non seulement d’exprimer ce mythe mais surtout de lui apporter sa véritable dimension esthétique». Le film est «l’art de l’épique spécifiquement», a-t-il affirmé, et est donc le plus apte à transmettre l’immensité de l’Amérique sauvage avec sa ville frontière irrémédiablement accolée à son flanc.

Shane chevauchant vers la frêle ville frontière avec les montagnes Teton Range qui se dressent derrière lui ; la fusillade de Ringo the Kid avec les Plummer Boys dans les rues de Lordsburg ; Butch et Sundance figés dans une image unique d’héroïsme démodé. Ces moments encapsulent la grandeur et la gloire de l’Ouest américain. Ils ne sont pas réels — pourtant ils représentent le réel. Le véritable Ouest a cédé la place à l’Ouest mythique, un monde fictionnel dont le paysage fut cartographié par les médias populaires du début du siècle, puis figé pour la postérité par le grand écran. Le but de cet essai est donc double : d’une part, tracer l’histoire du début de l’Ouest (de la fin des années 1890 jusqu’à l’apparition du son à la fin des années 1920) et la revisiter ensuite à la lumière de la mythologie qui proliférait simultanément  au les premières années du XXe siècle.

La mythologie de l’Ouest américain n’a pas commencé pas avec le cinéma, mais avec les romans à dix sous et les séries de journaux écrits dans les années 1860. Parmi ceux-là figuraient les hagiographies apocryphes de Buffalo Bill Cody, d’Annie Oakley, de Jesse James, de Billy the Kid, et de beaucoup d’autres qui constellent le firmament de la mythologie américaine. En tant que chroniques de célébration de l’Ouest indompté, ils construisirent une histoire plus conforme aux fantasmes folkloriques qu’aux faits réels, glorifiant la frontière non pas comme ce qu’elle était, mais comme les gens auraient aimé qu’elle fût. En 1882, Buffalo Bill marque la prochaine étape de ce processus en créant son Wild West Show. Cody — dont la réputation de pionnier s’est bâtie sur des romans à dix sous — rassemblait autour de lui des cowboys, des cavaliers du pony-express, de fines gâchettes et d’authentiques Indiens Sioux pour romantiser et capitaliser sur l’Ouest qui disparaissait rapidement. Transformant la frontière en la théâtralisant façon Barnam et Bailey, le spectacle a rapidement gagné en popularité et en influence. En 1895, en ajoutant Sitting Bull et Annie Oakley à la liste du casting, Cody attire six millions de spectateurs sur une période de six mois à l’Exposition Universelle de Chicago. Au moment où Edison crée le premier moyen de représentation cinématographique au milieu des années 1890, la Frontière n’existait guère plus, si ce n’est dans les merveilles du mythe.

Peter Flynn, imagesjournal.com

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