Black lives matter

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Black Lives Matter is an international activist movement that took its origins in 2012 in the United States as a reaction against violence and systemic racism toward black people.

 

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The Truth of ‘Black Lives Matter’

The Republican Party and its acolytes in the news media are trying to demonize the protest movement that has sprung up in response to the all-too-common police killings of unarmed African-Americans across the country. The intent of the campaign — evident in comments by politicians like Gov. Nikki Haley of South Carolina, Gov. Scott Walker of Wisconsin and Senator Rand Paul of Kentucky — is to cast the phrase “Black Lives Matter” as an inflammatory or even hateful anti-white expression that has no legitimate place in a civil rights campaign.

Former Gov. Mike Huckabee of Arkansas crystallized this view when he said the other week that the Rev. Dr. Martin Luther King Jr., were he alive today, would be “appalled” by the movement’s focus on the skin color of the unarmed people who are disproportionately killed in encounters with the police. This argument betrays a disturbing indifference to or at best a profound ignorance of history in general and of the civil rights movement in particular. From the very beginning, the movement focused unapologetically on bringing an end to state-sanctioned violence against African-Americans and to acts of racial terror very much like the one that took nine lives at Emanuel African Methodist Episcopal Church in Charleston, S.C., in June.

The civil rights movement was intended to make Congress and Americans confront the fact that African-Americans were being killed with impunity for offenses like trying to vote, and had the right to life and to equal protection under the law. The movement sought a cross-racial appeal, but at every step of the way used expressly racial terms to describe the death and destruction that was visited upon black people because they were black.

Even in the early 20th century, civil rights groups documented cases in which African-Americans died horrible deaths after being turned away from hospitals reserved for whites, or were lynched — which meant being hanged, burned or dismembered — in front of enormous crowds that had gathered to enjoy the sight.

The Charleston church massacre has eerie parallels to the 1963 bombing of the 16th Street Baptist Church in Birmingham, Ala. — the most heinous act of that period — which occurred at the height of the early civil rights movement. Four black girls were murdered that Sunday. When Dr. King eulogized them, he did not shy away from the fact that the dead had been killed because they were black, by monstrous men whose leaders fed them “the stale bread of hatred and the spoiled meat of racism.” He said that the dead “have something to say” to a complacent federal government that cut back-room deals with Southern Dixiecrats, as well as to “every Negro who has passively accepted the evil system of segregation and who has stood on the sidelines in a mighty struggle for justice.” Shock over the bombing pushed Congress to pass the Civil Rights Act the following year.

During this same period, freedom riders and voting rights activists led by the young John Lewis offered themselves up to be beaten nearly to death, week after week, day after day, in the South so that the country would witness Jim Crow brutality and meaningfully respond to it. This grisly method succeeded in Selma, Ala., in 1965 when scenes of troopers bludgeoning voting rights demonstrators compelled a previously hesitant Congress to acknowledge that black people deserved full citizenship, too, and to pass the Voting Rights Act of 1965. Along the way, there was never a doubt as to what the struggle was about: securing citizenship rights for black people who had long been denied them.

The “Black Lives Matter” movement focuses on the fact that black citizens have long been far more likely than whites to die at the hands of the police, and is of a piece with this history. Demonstrators who chant the phrase are making the same declaration that voting rights and civil rights activists made a half-century ago. They are not asserting that black lives are more precious than white lives. They are underlining an indisputable fact — that the lives of black citizens in this country historically have not mattered, and have been discounted and devalued. People who are unacquainted with this history are understandably uncomfortable with the language of the movement. But politicians who know better and seek to strip this issue of its racial content and context are acting in bad faith. They are trying to cover up an unpleasant truth and asking the country to collude with them.

Published on September 3, 2015 on www.nytimes.com by the editorial board.

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+++++ Branching out +++++

• Read more about this movement here (warning: the video in this article contains graphic images), here and here.

• You can also visit their website here.

La Vérité sur ‘Black Lives Matter’

Le Parti républicain et ses acolytes dans les médias d’information tentent de diaboliser le mouvement de protestation qui a éclaté en réponse aux meurtres policiers beaucoup trop courants des Afro-Américains non armés à travers le pays. L’intention de la campagne — évidente dans les commentaires de politiciens comme le gouverneur de la Caroline du Sud Nikki Haley, le gouverneur du Wisconsin Scott Walker et le sénateur du Kentucky Rand Paul — est de jeter l’expression “Black Lives Matter” comme une vénéneuse et même haineuse  expression blanche qui n’a pas de place légitime dans une campagne pour les droits civiques.

L’ancien gouverneur de l’Arkansas Mike Huckabee a cristallisé ce point de vue quand il a dit l’autre semaine que le révérend Martin Luther King Jr., s’il était vivant aujourd’hui, serait “consterné” par le mouvement qui se concentre sur la couleur de peau des personnes désarmées qui sont tuées de façon disproportionnée lors de rencontres avec la police. Cet argument trahit une inquiétante indifférence ou au mieux une profonde ignorance de l’histoire en général et du mouvement des droits civils en particulier. Dès le début, le mouvement s’est concentré sans vergogne sur la fin de la violence d’État contre les Afro-Américains et les actes de terreur raciale très semblables à celui qui a pris neuf vies à l’Eglise épiscopale méthodiste africaine Emanuel à Charleston.

Le mouvement pour les droits civiques avait pour but de faire en sorte que le Congrès et les Américains affrontent le fait que les Afro-Américains sont tués en toute impunité pour des infractions comme essayer de voter et ont droit à la vie et à la même protection en vertu de la loi. Le mouvement a cherché un appel interracial, mais ont expressément utilisé à chaque étape des termes raciaux pour décrire la mort et la destruction subies par des Noirs parce qu’ils étaient noirs.

Même au début du 20e siècle, les groupes de défense des droits civils ont documenté des cas où des Afro-Américains ont péri dans des morts horribles après avoir été détournés d’hôpitaux réservés aux Blancs ou ont été lynchés — ce qui signifiait être pendus, brûlés ou démembrés devant des foules énormes réunies pour profiter du spectacle.

Le massacre de l’église de Charleston a des parallèles étranges avec le bombardement de 1963 de l’Eglise de la 16e rue à Birmingham, en Alabama — l’acte le plus odieux de cette période — qui a eu lieu au plus fort du mouvement des droits civils. Quatre filles noires ont été assassinées ce dimanche-là. Quand le docteur King a fait leur éloge, il n’a pas hésité sur le fait que les victime avaient été tuées parce qu’elles étaient noires, par des hommes monstrueux dont les dirigeants les nourrissaient «du vieux pain de la haine et de la nourriture gâtée du racisme». Les morts “ont quelque chose à dire” à un gouvernement fédéral complaisant qui offre des ponts en or aux Dixiecrats du Sud, ainsi qu’à «chaque nègre qui a passivement accepté le diabolique système de ségrégation et qui s’est tenu à l’écart d’une puissante lutte pour la justice”. Le choc des bombardements a poussé le Congrès à adopter la Loi sur les droits civils l’année suivante.

Au cours de cette même période, les militants de la liberté et les militants des droits de vote dirigés par le jeune John Lewis se sont sacrifiés en étant battus presque à mort, semaine après semaine, jour après jour, dans le Sud afin que le pays assiste à la brutalité de Jim Crow et y réagisse de façon significative. Cette effrayante méthode a réussi à Selma, en Alabama, en 1965, lorsque des scènes de violence contre les manifestants des droits de vote par des soldats, contraignirent un Congrès précédemment hésitant à reconnaître que les Noirs méritaient la pleine citoyenneté et à adopter la Loi de 1965 sur le droit de vote. Il n’y a jamais eu de doute quant à la lutte : assurer aux Noirs les droits de citoyenneté qui leur avaient été refusés depuis longtemps.

Le mouvement ‘Black Lives Matter’ se concentre sur le fait que les citoyens noirs ont longtemps été beaucoup plus susceptibles que les blancs de mourir aux mains de la police, et fait partie de cette histoire. Les manifestants qui chantent le slogan font la même déclaration que  et les militants pour les droits de vote et les droits civiques ont fait il y a un demi-siècle. Ils ne prétendent pas que les vies noires sont plus précieuses que les vies blanches. Ils soulignent un fait incontestable — que la vie des citoyens noirs dans ce pays n’a historiquement pas d’importance, et a été mise de côté et dévaluée. Les gens qui ne connaissent pas cette histoire sont naturellement mal à l’aise avec la parole du mouvement. Mais les politiciens malins cherchant à dépouiller cette question de son contenu racial et de son contexte agissent par mauvaise foi. Ils essaient de cacher une vérité désagréable et de demander au pays de s’accorder avec eux.

Publié le 3 septembre 2015 sur http://www.nytimes.com par le comité de rédaction.

 

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