On sustainable energy and degrowth

Peter Ainsworth on sustainable energy and economic degrowth

The plain truth is that human beings are acquisitive, we always have been. It’s fair bet that when we originally crawled out of a cave in prehistory, we went looking for stuff to accumulate. Another pelt, a better home, a sharper weapon: stuff, it’s what people like. There is only one place for that stuff to come from: the natural world. This didn’t matter all that much when there were only a few acquisitive humans around and when, for most, the natural world was their immediate environment. But since the industrial revolution, we’ve moved on from being merely acquisitive to being rapacious. For the past two hundred years, we have consumed many of the earth’s natural resources, as though they were infinite. Minerals, water, trees, soil, of course these have formed the basis of what we call civilisation for thousands of years. The question now is whether they will be up to the job. Are we asking too much of the earth?
It would be easy to take an apocalyptic view of the future. I do worry about the world that my children’s generation will inherit. I am concerned about the failure of my generation of politicians to grasp the point about sustainability. It’s a stupid word I know, but it means what it says. The term sustainable development is inadequate in so many ways, but it does reflect the need both to grow and to sustain.
In darker moments, when I think of the future, I think about the four horsemen of the apocalypse which are heading our way. We can avoid them, but we won’t do so by espousing ideas like degrowth. The first of these horsemen is climate change. The meeting between world leaders in Copenhagen last year was a failure. It resulted in no binding deal, no targets for CO2 reduction, no timetable for action. Whatever the sceptics may say, and they say what they want to, loudly and very often, the basic science hasn’t gone away. The consequences have to be endured. The international response from politicians has so far been pathetic. Meanwhile, a number of foolish errors in the IPCC database have given the sceptics just the chance they were looking for, and the scientific community has yet to offer a convincing response.
The second of the horsemen is all about natural resources. If everyone on our planet lived like an average European, we would need three planets to live on. If everyone had the lifestyle of an average citizen of the United States, we would need five planets to live on, and as you may have noticed, we’ve actually only got one. We need to look after the place where we live and we need to remember that we are as much a part of the natural world as any other species. The future of the planet is indivisibly linked to the fate of the bee population upon which we depend for the pollination of so many plants. The future of humanity is dependent on the health of plants as the foundation of all life on earth.
The third big challenge we face is all about security, in particular energy security, food security and water security. The United Kingdom is in an especially bad place in terms of energy security. Nobody will thank any government that lets lights go out or allows continued dependence on old technologies to push the price of energy through the roof.
Food and water security issues are linked to the fourth of the horsemen which is global population growth. I know this is a sensitive issue, but I want to pay a special tribute to Jonathon Porritt who has braved the attacks from both left and right to make the simple point that we need to find equitable, civilised and democratic ways of coming into terms with the fact that the human population is expected to grow from around six billion to around nine billion in the next forty years. It’s not just about numbers, it’s about the natural aspirations of hundreds of millions of people in the developing world to live as we do in the West. Where is the water going to come from? Will we be able not to fight over it?

Peter Ainsworth, “Peter Ainsworth on degrowth”, September 2010

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Peter Ainsworth sur l’énergie durable et le décroissement économique

La vérité sans fard est que les êtres humains sont acquéreurs, nous l’avons toujours été. Il est juste de parier que lorsque nous avons initialement rampé hors d’une grotte à la préhistoire, nous sommes allés à la recherche de choses à accumuler. Une autre peau, une meilleure maison, une arme plus nette : posséder des choses, c’est ce que les gens aiment. Il n’y a qu’un seul endroit d’où ces choses proviennent: le monde naturel. Cela n’avait pas d’importance tant qu’il n’y avait que quelques humains acquéreurs autour et tant que pour la plupart, le monde naturel était leur environnement immédiat. Mais depuis la révolution industrielle, nous avons évoluer d’acquéreurs à rapaces. Pendant les deux cents dernières années, nous avons consommé beaucoup des ressources naturelles de la terre, comme  si on pensait qu’elles étaient infinies. Les minéraux, l’eau, les arbres, le sol, bien sûr, ils ont formé la base de ce que nous appelons la civilisation pendant des milliers d’années. La question est maintenant de savoir si elles seront à la hauteur de l’emploi. Demandons-nous trop de la terre ?
Il serait facile de prendre une vision apocalyptique de l’avenir. Je m’inquiète du monde que la génération de mes enfants héritera. Je suis préoccupé par l’échec de ma génération de politiciens à saisir l’enjeu de la durabilité. C’est un mot stupide, je le reconnais, mais qui dit bien ce qu’il signifie. Le terme développement durable est inadéquat à bien des égards, mais il reflète le besoin de croissance et de soutien.
Dans les moments les plus sombres, quand je pense à l’avenir, je pense aux quatre cavaliers de l’apocalypse qui se dirigent vers nous. Nous pouvons les éviter, mais nous ne le ferons pas en épousant des idées comme le décroissement. Le premier de ces cavaliers est le changement climatique. La réunion entre les dirigeants mondiaux à Copenhague l’année dernière a été un échec. Il n’a abouti à aucune entente exécutoire, à aucune cible de réduction des émissions de CO2, ni à un calendrier d’action. Quoi qu’en disent les sceptiques, et ils disent ce qu’ils veulent, fort et très souvent, la science fondamentale n’a pas disparu. Les conséquences doivent être supportées. Jusqu’à présent, la réaction internationale des politiciens a été pathétique. Pendant ce temps, un certain nombre d’erreurs stupides dans la base de données du GIEC ont donné aux sceptiques la seule chance qu’ils cherchaient et la communauté scientifique n’a pas encore offert une réponse convaincante.
Le second des cavaliers concerne les ressources naturelles. Si tout le monde sur notre planète vivait comme un Européen moyen, nous aurions besoin de trois planètes pour vivre. Si tout le monde avait le mode de vie d’un citoyen moyen des États-Unis, nous aurions besoin de cinq planètes pour vivre, et comme vous l’avez peut-être remarqué, nous n’en avons réellement qu’une. Nous devons prendre soin de l’endroit où nous vivons et nous devons nous rappeler que nous sommes autant une partie du monde naturel que toute autre espèce. L’avenir de la planète est indissociablement lié au sort de la population d’abeilles dont nous dépendons pour la pollinisation de tant de plantes. L’avenir de l’humanité dépend de la santé des plantes comme fondement de toute vie sur terre.
Le troisième grand défi auquel nous sommes confrontés concerne la sécurité, en particulier la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire et la sécurité de l’eau. Le Royaume-Uni est particulièrement mal placé en termes de sécurité énergétique. Personne ne remercie un gouvernement qui n’allume pas les lumières ou qui permet une dépendance continue à l’égard des anciennes technologies pour faire crever le plafond au prix de l’énergie.
Les questions de sécurité alimentaire et de l’eau sont liées au quatrième des cavaliers qui est la croissance de la population mondiale. Je sais que c’est une question délicate, mais un hommage spécial à Jonathan Porritt qui a bravé les attaques de gauche et de droite en marquant simplement l’idée que nous devons trouver des moyens équitables, civilisés et démocratiques de venir en accord avec le fait que la population humaine devrait passer d’environ six milliards à environ neuf milliards au cours des quarante prochaines années. Ce ne sont pas seulement des chiffres, il s’agit des aspirations naturelles de centaines de millions de personnes dans le monde en développement de vivre comme nous le faisons en Occident. D’où viendra l’eau ? Serons-nous capables de ne pas nous battre ?

Peter Ainsworth, “Peter Ainsworth sur le décroissement”, septembre 2010

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